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Créer un système de cartes heuristiques (5) - Les Snippets

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Les Snippets

Les snippets conservent des modèles d’événements

Outre les modèles de cartes, certains logiciels proposent des modèles de branches,
que l’on peut appeler snippets. Ils font gagner du temps et possèdent une foule
d’applications.

Les détails pratiques d’une réunion pourraient par exemple être stockés dans un
snippet. En début de réunion, il suffit d’ajouter cette branche standard, contenant
déjà les sous-branches relatives à la date, au lieu, aux objectifs et aux participants.

Considérons deux exemples plus personnels.

Après chaque séance de fitness, un snippet m’aide à enregistrer les exercices
réalisés : ce sont en effet presque toujours les mêmes. Le carnet visuel fonctionne
comme un journal de l’entraînement physique. De façon similaire, pour chaque
session d’étude du chinois, un snippet capture rapidement le thème de la leçon, sa
durée, etc.

C’est à l’usage que se révèle la puissance du bloc-notes visuel. Il n’est pas
nécessaire de mettre en place un journal séparé des séances de fitness ou des
leçons de chinois : elles sont enregistrées chaque jour en même temps que les
autres événements, visualisées en contexte, enrichies de tous les détails pertinents.
Focus In place temporairement une branche en position centrale.

Certains logiciels proposent une fonction Focus In grâce à laquelle une branche
devient temporairement l’idée centrale d’une carte. Cela ne crée pas de nouvelle
carte. Cette fonctionnalité soutient merveilleusement la réflexion.

Supposons que j’aie une réunion le mardi. Le dimanche précédent, je prépare la
carte de la semaine et consigne la réunion sur la branche « Mardi » : voilà pour
l’aspect prospectif. Avec Focus In, la fonction heuristique prend le relais. Le sujet de
la réunion devient temporairement l’idée centrale. Je peux réfléchir aux points à
aborder, documents à lire, décisions à prendre… sans quitter l’environnement du
bloc-notes visuel. Il n’est même pas nécessaire de créer une nouvelle carte.

Souvent, le brainstorming commence de cette façon. Une branche en appelle une
autre, une idée s’expulse d’une idée précédente. Le bloc-notes visuel supprime les
étapes de création et sauvegarde d’un nouveau fichier ; les idées coulent les unes des autres dans un environnement familier et toujours disponible.

Par la suite, rien n’empêche de coller les branches ainsi développées dans une autre
carte. En ce qui concerne les réunions, ce sera d’ailleurs souvent le cas.

Fonction rétrospective : le journal

Tenir un journal permet de métaboliser l’expérience quotidienne

Les avantages du Focus In s’appliquent de manière rétrospective aussi bien que
prospective. En complétant le journal en fin de journée, il peut arriver qu’un
événement s’élargisse de manière inattendue. Il peut s’agir d’une conférence, d’un repas entre amis ou d’un film. Mon intention initiale est de consigner l’événement
sans le développer… Puis, presque malgré moi, quelques branches précisent
l’épisode, se ramifient et prennent de l’ampleur.

N’en faites pas une corvée ! Rien ne vous oblige à rien et vous restez seul maître à
bord. De temps à autre, prenez le temps de relire les entrées précédentes. Vous
réaliserez quels événements ont eu du prix et quel chemin vous avez parcouru.

La langue naturelle n’est pas l’ennemie du mindmapping

Certains auteurs contrastent la prise de notes linéaire avec le mindmapping. Ils
prennent distance vis-à- vis de l’aspect monotone, monochrome et séquentiel de la
première et présentent le second comme l’alternative idéale.
Tony Buzan est l’un de ces auteurs. Sa critique se justifie lorsqu’il s’agit de prendre
note à l’université ou d’enrichir ses connaissances. L’un de ses ouvrages les plus
stimulants s’intitule Buzan's Study Skills, où il présente de manière concise (et
autolaudative) sa vision de l’apprentissage. En dépit du côté artificiel de la rupture
qu’il pense introduire, je trouve Buzan efficace dans son écriture et humaniste dans
sa pédagogie.

« Linéaire » ne m’apparaît pourtant pas péjoratif. La langue naturelle est linéaire parce qu’elle implique un flux, une narration. Elle est séquentielle parce qu’elle est
rythmée. Si vous tenez un journal, vous serez amené à vouloir écrire des phrases
complètes : c’est presque pulsionnel. Ne vous en privez pas ! C’est tout aussi
heuristique qu’une carte.

Le mindmapping et la langue naturelle possèdent chacun leur logique, leur
esthétique. Tous deux favorisent la découverte… mais pas forcément les mêmes
découvertes. Une belle carte se déploie comme un végétal, multipliant les replis sans
perdre sa structure. Un beau texte, en revanche, raconte une histoire. Et ce n’est pas
monotone.

CONCLUSION

Récapitulons les points-clés de ces articles.

o Le mindmapping est adapté à la mise en place d’un bloc-notes visuel.

o Ce bloc-notes remplit trois fonctions : prospective, rétrospective et de compagnon
heuristique pour la prise de notes quotidienne.

o Il se présente comme un système de cartes chronologiques, thématiques et de
transit.

o Ce bloc-notes n’est pas redondant avec les applications de productivité. Il apporte
des bénéfices spécifiques, largement dus à la méthode même du mindmapping.

o La mise en œuvre de l’agenda heuristique peut se révéler fastidieuse car les
logiciels de mindmapping n’automatisent pas certaines fonctions indispensables.

J’appelle de mes vœux le développement d’une application complète de bloc-notes
visuel.

Merci de votre attention !

Alexis

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Ruth manages our global mind mapping community: sharing news, stories, and updates! Je m'engage avec la communauté mondiale; je gère le contenu et marketing du mind maps !
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